25/11/09

La France propose son projet d'accord sur le climat

LE MONDE

19.11.09
10h33 • Mis à jour le 23.11.09
15h50



Jean-Louis Borloo, ministre français de l'écologie, a communiqué à ses collègues réunis à Copenhague, lundi 16 et mardi 17 novembre, une proposition d'accord de 16 pages pour la conférence de l'ONU sur le climat qui aura lieu dans la capitale danoise du 7 au 18 décembre.

Ce texte est l'aboutissement d'une démarche engagée depuis plusieurs mois par M. Borloo, convaincu que les négociations ne pourront aboutir sans un engagement politique au plus haut niveau. Il s'est donc rapproché, dès le printemps 2008, des pays africains afin de construire une alliance entre les "vertueux" Européens et les plus grandes "victimes" à venir du changement climatique.

Le plan d'équipement énergétique de l'Afrique qu'il a proposé promet de faire en vingt ans ce que l'aide au développement a échoué à apporter au cours des cinquante dernières années. Mais ce projet a reçu un accueil mitigé. A aucun moment, les partenaires européens n'ont clairement manifesté leur soutien.

M. Borloo a élargi ce plan en un projet "justice climat" qu'il a présenté en octobre en Asie (Inde, Cambodge, Laos et Bangladesh) et aux petits Etats insulaires. Par ailleurs, une position commune franco-brésilienne a pu être annoncée samedi 14 novembre par les présidents Sarkozy et Lula.

Mais l'initiative française est encore loin d'être prise en compte dans les discussions. S'il peut se targuer du soutien de l'Allemagne et de nombreux pays pauvres, le ministre français ne semble pas s'être suffisamment concerté avec la Suède, à la tête de l'Union européenne, et le Danemark, qui présidera la conférence de décembre, et à qui revient la responsabilité de présenter un texte de compromis.

La voie privilégiée par les deux pays reste le processus traditionnel de discussion au sein de l'ONU. "Le texte français est irréaliste", note une source scandinave, "mais il comporte des éléments intéressants". Certains négociateurs – y compris parmi les Français – se disent décontenancés par cette stratégie poursuivie en marge de la discussion officielle, et qui ne s'est pas rapprochée des Etats-Unis et de la Chine.

Quoi qu'il en soit, l'activité diplomatique sur le changement climatique s'accélère. La réunion de 46 ministres de l'environnement à Copenhague s'est déroulée dans une atmosphère positive. "Je suis les négociations depuis plusieurs années, dit un diplomate international, je n'ai jamais vu une discussion aussi ouverte et franche." S'il est clair qu'un traité en bonne et due forme n'est plus à l'ordre du jour, les efforts se focalisent sur un "accord politique contraignant" dont les points majeurs émergent, même si aucun texte n'est pour l'instant sur la table.

Un accord éventuel se fonderait sur quatre points-clés : un engagement par les pays du Nord de réduire leurs émissions ; un engagement des pays en développement de mener des actions afin de limiter les leurs ; un accord sur le financement à court et à long termes ; et enfin un consensus sur la gouvernance de ce financement – afin que les décisions soient partagées entre pays du Nord et pays du Sud.

De surcroît, les Etats s'engageraient à une mise en œuvre immédiate des actions de soutien aux pays les plus pauvres et à formaliser, en 2010, dans un traité, l'ensemble des points retenus à Copenhague.

Reste que la position des Etats-Unis est jugée insuffisante. Connie Hedegaard, la ministre danoise de l'environnement, a déclaré qu'il "serait très utile que les Etats-Unis mettent sur la table des chiffres spécifiques sur les réductions des émissions et sur le financement".

Un point qui correspond, entre autres, à l'attente des pays africains, sans l'assentiment desquels un accord paraît impossible. Réuni mardi 17 novembre à Addis-Abeba, le groupe des dix Etats qui représenteront l'Afrique au Danemark a indiqué avoir fixé le montant des financements demandés aux pays riches pour compenser les effets du changement climatique. "Nous avons posé un minimum en dessous duquel nous ne descendrons pas", a dit le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, sans en révéler le montant.

Un autre signal positif est venu du sommet entre l'Union européenne et la Russie, à Moscou, le 16 novembre. Selon José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, Dimitri Medvedev, le président russe, a annoncé que son pays visait une réduction de ses émissions de 20 à 25 % en 2020 par rapport à 1990. M. Medvedev a déclaré que "nous avons un objectif qui est de convaincre nos collègues d'être plus sérieux sur cette question", précisant que le changement climatique représentait une "menace catastrophique".

Laurence Caramel et Hervé Kempf

Le réchauffement climatique pourrait atteindre 7 degrés en 2100

LEMONDE.FR

24.11.09
16h45 • Mis à jour le 24.11.09
17h39


C'est le pire scénario jamais imaginé. Le réchauffement climatique pourrait atteindre sept degrés en 2100 selon vingt-quatre climatologues de renom. L'Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam, en Allemagne, publie en effet mardi 24 novembre un document de 64 pages représentant une synthèse des travaux scientifiques sur le changement climatique parus depuis le 4e rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC, 2007), assorti d'un

"La température moyenne de l'air devrait se réchauffer entre 2 et 7 degrés en 2100 par rapport à la période préindustrielle", affirment les auteurs. L'augmentation de 40 % des émissions de CO2 entre 1990 et 2008 rend plus difficile à atteindre l'objectif fixé en juillet de limiter à 2 degrés le réchauffement global. "Chaque année de retard dans l'action augmente les chances que le réchauffement dépasse 2 °C", avertissent-ils.

A l'attention de ceux qui douteraient encore de l'origine humaine du réchauffement, le document de Potsdam rappelle que durant le dernier quart de siècle, les températures moyennes ont augmenté de 0,19 degré par décennie, ce qui correspond parfaitement aux prévisions calculées sur la base des émissions de gaz à effet de serre.

PHÉNOMÈNES MÉTÉOROLOGIQUES EXTRÊMES

L'un des effets les plus alarmants du changement à venir concerne la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes, que ce soit au niveau des températures (canicules) ou des précipitations (sécheresses, inondations). Un autre concerne l'élévation du niveau des mers. "La montée actuelle du niveau des mers", de 3,4 mm par an durant les quinze dernières années, "est supérieure de 80 % aux prévisions passées du GIEC", selon les climatologues. Au lieu d'une fourchette comprise entre 18 et 59 cm d'augmentation, les experts estiment désormais que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites, la fonte des calottes glaciaires provoquera une montée des eaux comprise entre un et deux mètres d'ici à la fin du siècle.

Selon Hans Joachim Schellnhuber, directeur de l'Institut de Potsdam et membre du GIEC, le rapport est un "dernier appel des scientifiques à l'intention des négociateurs sur le climat de 192 pays qui doivent prendre le train de la protection climatique à Copenhague", du 7 au 18 décembre. "Ils doivent connaître la vérité sans détours sur le réchauffement global et les risques sans précédent qu'il implique", souligne-t-il.

Pour limiter le réchauffement à 2 degrés, il faut que les émissions cessent d'augmenter entre 2015 et 2020 et diminuent ensuite rapidement. "Une société mondiale "décarbonée" – avec zéro émission de CO2 et d'autres gaz à effet de serre durables – doit être atteinte bien avant la fin du siècle", espèrent les climatologues.

19/11/09

A CLIMATE-CHANGE AMPLIFYING MECHANISM



Average rainfall variations, simulated by models, after a collapse of deep ocean circulation (increases in blue, decreases in red; from Stouffer et al. 2006). The dotted arrow shows the actual flow of water vapour. The solid arrows indicate the multiple flows (trade winds -> rivers -> marine currents) during a climatic anomaly. Crosses show the paleoclimatic study sites. (Credit: Copyright CNRS 2006)

Science News

ScienceDaily (Mar. 8, 2007) — During the past ninety thousand years there were alternating hot and cold periods lasting several thousand years each which resulted in a modification of global oceanic circulation. With the help of paleoclimatic and paleooceanographic indicators, scientists at CEREGE1 have highlighted a feedback mechanism of ocean circulation on the climate which reinforces this heating or cooling. This mechanism relies on a close link between the circulation of the North Atlantic and the tropical hydrology of Central America. This study, published in the February 22, 2007 edition of the review Nature, should allow us to better understand and therefore better predict the effects of climate change on oceanic circulation.



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In the past, major and rapid climatic variations which took place notably during the last glacial period (Heinrich period) disturbed ocean circulation. Climatic archives (marine and lake sediment, polar ice, stalagmites) show the close relationship existing between climatic variations and oceanic circulation. Changes in oceanic circulation in the North Atlantic have influence on a planetary level by affecting, in particular, the water cycle. These changes are accompanied by a shift in the climatic equator which separates the trade wind systems of the two hemispheres: southwards during cold events and northwards during hot ones.


Central America, a narrow continental strip which separates the Atlantic and Pacific oceans, plays a key role in this system. On the Atlantic side surface waters evaporate, which increases salinity. The water vapour is transferred by the trade winds to the Pacific where it is deposited as rain, thus lowering salinity there. This enormous transfer of water (several hundred thousand cubic meters per second) maintains a contrast in salinity between the two oceans. The surface waters of the tropical Atlantic are then transported, via the Gulf Stream, towards the high latitudes where they warm the atmosphere before plunging into the abysses in the convection zones situated in the seas of Norway, Greenland and Labrador. The deep waters formed by this process then flow into the world ocean, purging the North Atlantic of part of its excess salt.


The scientists at CEREGE1 reconstituted the variations in surface water salinity in the area where the water vapour coming from the Atlantic is deposited. To do this they worked on the measurements taken in marine sediments collected in 2002 west of the Isthmus of Panama by the French oceanographic ship the Marion Dufresne. This study shows that the cold Heinrich periods correspond to increases in salinity in the east Pacific. This is synonymous to a decrease in the transfer of water vapour. By comparing their results to other studies done in the Atlantic sector and in South America, the scientists were able to describe a feedback mechanism which amplified the climatic disturbance. During cold periods the trade winds, loaded with humidity, migrated southwards. Unable to cross the Andes part of the rain, which would normally have lowered the salinity of the East Pacific, fell in the Amazon basin. This feedback had the effect of re-injecting rainwater into the Atlantic, thereby decreasing the ocean's salinity. This water was then transported to the higher latitudes, contributing to the weakening of deep oceanic circulation, thereby reinforcing the cooling above and around the North Atlantic.


Today, the fact that global warming could disturb the water cycle and lead to a slowing down of the North Atlantic circulation is a real subject of concern. Oceanographic data from the last 50 years suggest that hydrographic changes (temperature and salinity) as well as a lessening of the flow of water transported by certain surface and deep-sea marine currents have already occurred in the North Atlantic. The risk of an even greater variation of oceanic circulation by the end of this century or the beginning of the next needs to be taken seriously and actively studied.










Average rainfall variations, simulated by models, after a collapse of deep ocean circulation (increases in blue, decreases in red; from Stouffer et al. 2006). The dotted arrow shows the actual flow of water vapour. The solid arrows indicate the multiple flows (trade winds -> rivers -> marine currents) during a climatic anomaly. Crosses show the paleoclimatic study sites. (Credit: Copyright CNRS 2006)

15/11/09

SHOULD CLIMATE DENIERS BE ALLOWED TO SPEAK ON THE TODAY PROGRAMME?



Bone of contention ... The climate change denier Ian Plimer. Photograph: Megan Lewis/Reuters





Had the BBC done its research, Ian Plimer's falsehoods would not been allowed to pass unchallenged



THE GUARDIAN

15 November 2009


Should the Today programme have interviewed Ian Plimer yesterday? According to many environmentalists, it shouldn't. Here, for example, is the Green party councillor Rupert Read:
"I literally could not believe my ears when I heard you giving an entire interview this morning (at 8.53) to the fringe Australian geologist still questioning man-made global over-heating, at this crucial time, when 1) it is now utterly obvious and everywhere accepted by atmospheric scientists that humans are responsible for the dire and continual upward trend in CO2 emissions, and 2) the Copenhagen summit is almost upon us … By doing interviews like that, that you chose to air this morning, you are materially damaging the chances of an agreement at Copenhagen, an agreement that might just save our civilisation and species from self-destruction."


I don't agree. I don't think any voice should be suppressed, unless it is directly inciting people to rise up and kill or hurt others. You could argue, rightly, that death and devastation is the likely result of a widespread failure to take climate change seriously. But on the same grounds you would have to stifle the voices of people who demand a reduction in taxes (that might have funded the NHS or overseas aid) or people who came out in favour of the Iraq war. It's not clear-cut of course: the laws that prevent people from inciting violence against British people of Iraqi origin don't prevent commentators from inciting state violence against Iraqis overseas. There is clearly a pay-off between free speech and the defence of vulnerable people. But would any of you seriously argue that such commentators should not be allowed to state their case, however repulsive we might find it?



Let Plimer speak, but let his interviewers do some sodding research first.
On the Today programme Justin Webb allowed him get away with some extraordinary claims. Plimer maintained, for example, that "we cannot stop carbon emissions because most of them come from volcanoes". How many times does this has to be debunked? Among many others, I have pointed out to Plimer that this is plain wrong: humans currently produce 130 times as much CO2 as volcanoes.


He has never tried to refute this. Instead he just keeps repeating his claim. Water off a duck's back doesn't begin to describe it. But Webb allowed this howling falsehood to pass unchallenged.

GREENLAND’S ICE SHEET IS MELTING FASTER THAN EVER, DATA SHOWS




TIMES ON LINE

November 13, 2009


Greenland’s ice sheet is melting at an accelerating pace, according to the most detailed observations to date. Until now scientists had been unable to establish whether the loss of the ice sheet had speeded up significantly since the 1990s. Using two independent measurement techniques, the latest study reveals that the melting accelerated rapidly over the period 2000-2008.


If the acceleration of melting continues at the same rate, the sea level from Greeland’s ice alone would rise by 40cm by the end of the century. If the melting continues at a steady pace — the best-case scenario according to Met Office predictions — Greenland ice will contribute an 18cm rise in sea level.


The Greenland ice sheet contains enough water to cause a global sea level rise of seven metres.


The study, published in the journal Science, used two types of satellite observations to make year-by-year measurements. The ice sheet lost about 1500 gigatons (thousand million tonnes), from 2000 to 2008, which represents a rate of sea level rise of about 0.46mm per year from 2000-2008. The annual rate for the period 2006-2008 was much higher, about 0.75mm.


The figures were calculated by measuring the difference between the total snowfall and the total loss of ice through glacier melting. The results were then confirmed via a second measurement based on detailed observations of changes in the Earth’s gravitational field. When ice sheets melt, the local gravitational pull lessens slightly by an amount depending on how much mass is lost. The two methods gave results that were in very close agreement.


Professor Jonathan Bamber, from the University of Bristol and an author of the paper, said the team were surprised by the rate of increase. "It is clear from these results that mass loss from Greenland has been accelerating since the late 1990s.


"The underlying causes suggest this trend is likely to continue in the near future.” he said. “We have produced agreement between two totally independent estimates, giving us a lot of confidence in the numbers.”
 

12/11/09

El cambio climático será abrupto e irreversible

CRECES 
CIENCIA Y TECNOLOGIA


( Publicado en Revista Creces, Enero 2004 )
En los últimos 10.000 años se han desarrollado todas las civilizaciones, y aunque siempre ha habido un descuido por el medio ambiente, ahora las reglas del juego han cambiado. La influencia humana ha llegado a ser global, y es inminente el riesgo de un cambio climático violento e irreversible.
A mediados del año 2000 se reunieron en Amsterdam, 1800 especialistas en "clima", con el objeto de analizar las últimas investigaciones sobre el tema. Después de un debate de cuatro días, llegaron a la conclusión que de seguir incrementándose el efecto invernadero al ritmo actual, Europa en los próximos 100 años sufriría una gran congelación, mientras que la región amazónica se convertiría en una gran desierto, que además se derretirían los hielos de los polos y que el desierto de Sahara se cubriría de bosques.

Además, los estudios oceánicos permitieron concluir que las corrientes del Atlántico que mantuvieron cálida a Europa, se modificarían produciendo un gran
cambio climático. Según los científicos, la Tierra tiene tendencia a un cambio drástico y repentino de su clima y su ecología. Esto significa que las predicciones de modelos que vaticinaban cambios progresivos, estarían equivocadas (Los Cambios Climáticos Pueden Precipitarse).

A comienzos del año 2003, Bill Clark de la Universidad de Harvard, señaló en una reunión celebrada en Berlín, que el gran nuevo descubrimiento es que nuestro planeta no cambia en forma gradual. "Muchas personas piensan que vivimos en un mundo Copernicano, en que siempre sale el sol y que las estaciones no cambian. Desgraciadamente ello no es cierto", señaló Clark. El y otros científicos han estado estudiando cómo la humanidad ha cambiado procesos claves del planeta, como los ciclos del carbón y del nitrógeno, el crecimiento y desaparición de los glaciales y bosques, la química de la atmósfera y la circulación de los océanos. De todos estos análisis les surge el temor que puedan gatillarse
cambios abruptos e irreversibles (New Scientist, Noviembre 22, pág. 40, 2003). Creen que se iniciará un nuevo período geológico que han denominado "Antropocene", ya que éste sería inducido por acciones del hombre.

"Ya hemos recibido un aviso, del que salimos con suerte", dice Clark. Se refiere a que hace 20 años, súbitamente se abrió un hoyo en la capa de ozono sobre la Antártica, destruyendo el escudo protector contra las radiaciones ultravioletas. "Tuvimos suerte que fuera sobre la Antártica, como también tuvimos suerte que se detectara antes que se expandiera demasiado, y suerte también que los industriales, cincuenta años antes, hayan preferido los compuestos dorados en lugar de los bromurados para utilizar en los rociadores de aerosoles y refrigeradores. Estas decisiones fortuitas nos salvaron de acciones destructivas más virulentas, que pudieran haber barrido con la capa de ozono antes de que nos diéramos cuenta de qué estaba sucediendo". Por ello muchos científicos han tomado conciencia de cuan cerca estamos de algún desastre (ver recuadro).

"No es que la vida en el planeta esté amenazada, pero sí hay riesgos evidentes que las condiciones de vida se tornen muy poco confortables". Recordemos que toda la civilización humana se ha desarrollado durante los últimos 10.000 años, con un clima tranquilo, como una primavera después de la edad del hielo. "No estamos habituados a grandes
cambios, pero ellos sin duda vendrán", dice Will Steffen, director del International Geosphere Program en Estocolmo.

Los primeros indicios que las cosas pueden cambiar bruscamente, vienen de el estudio retrospectivo de los
cambios climáticos ocurridos durante el último millón de años, que muestran que antes de esta templada primavera, el planeta experimentó entradas y salidas continuas de diversas edades de hielo. Ellas parecen haberse gatillado por tambaleos de la órbita del planeta que produjo cambios marginales en la distribución del calentamiento solar. Uno de estos tambaleos, que parecen sucederse cada 100.000 años, habría sido el causante de la edad de hielo. Ello es curioso porque este fue el tambaleo más débil de los tres tambaleos Millankovitch. Según los científicos, ello sucedió porque los efectos en la Tierra a consecuencia de este débil tambaleo, hizo que se amplificara el impacto climático, cambiando un enfriamiento menor a un mayor congelamiento.

Según Tony Payne de la Universidad de Bristol, la principal causa de la amplificación, fue el crecimiento del casquete polar en el hemisferio norte. Una vez que el pequeño enfriamiento causó un pequeño crecimiento en hielo, el avance del proceso acentuó el enfriamiento, al reflejar de vuelta al espacio, una mayor cantidad del calor solar que el que reflejaba el espacio oscuro que éste reemplazaba. Este proceso parece que también disminuyó la liberación de dióxido de carbono desde los vegetales a la atmósfera. El CO2 es un gas invernadero, y quizás el termostato más importante del planeta (El efecto invernadero). Menos CO2 en el aire, significa temperaturas más bajas. Si ponemos todo esto junto, lo que comenzó como un
cambio menor en el planeta, gatilló el crecimiento de la capa de hielo en el hemisferio norte. En su máximo crecimiento, esta llegó a medir 40 millones de kilómetros cúbicos, y acumuló tanta agua en forma de hielo, que los niveles del océano estuvieron a 120 metros más bajos que lo que están hoy día.

Esta glaciación duró por 10 mil años. La combinación de eventos posteriores, más un
cambio en la posición del eje de la Tierra, retrotrajeron todo a una situación reversa, que estabilizó los casquetes polares y puso fin a la edad del hielo. Según Andy Watson, los detalles del retroceso no están claros aún, pero si se puede decir que hay una interacción entre los casquetes polares, la química de la atmósfera, los océanos y el clima. "Su estudio nos da indicaciones de que ahora efectivamente estamos empujando el sistema hacia una catástrofe".

Lo que más preocupa a los investigadores, es la velocidad de los eventos. Para los estándares geológicos, ello constituye una danza frenética. En ciertas etapas las temperaturas pueden caer en dos décadas, entre 6 a 80C. Según Watson, pareciera que el clima de la Tierra durante la era de los hielos tuvo dos "estados estables", y que no se produce una transición suave entre uno y otro. El planeta simplemente salta de un estado a otro.

Un análisis detallado de las burbujas de aire atrapadas en los hielos, muestran que estos dos estados estables están anclados en dos niveles de CO2 en la atmósfera: alrededor de 190 partes por millón, durante la glaciación, y 280 ppm, durante los períodos interglaciales. Ninguna otra concentración de CO2 persiste por mucho tiempo. Los investigadores creen que esto muestra que un elemento importante de la "danza" dentro y fuera de la edad de hielo, está relacionado con una reubicación del carbón entre el océano, la tierra y la atmósfera. Mas aún, él estaría dirigiendo el proceso. Esta afirmación es la que plantea la pregunta crítica para el Antropocene. En los últimos 200 años, la humanidad ha estado tirando CO2 a la atmósfera, elevando los niveles a 373 ppm, una cifra que continúa incrementándose a razón de 16 ppm por década. ¿Responderá la Tierra a estos niveles?


Retroalimentación dramática

El pensamiento convencional acerca del calentamiento global hace suponer que el incremento del CO2, producirá una paulatina elevación en la concentración atmosférica y una igual y paulatina elevación de las temperaturas. Pero ya las evidencias surgidas por los estudios de las edades de hielo sugieren que nuestro clima no va a evolucionar así. Por el contrario, la elevación de la emisión de CO2, puede iniciar una retroalimentación dramática del sistema. "Estas pueden ser buenas noticias: Podría permitir al sistema absorber todo el exceso de CO2
y hacer bajar el calentamiento, o por el contrario, podría acelerar el cambio". "Si en la edad de hielo parecía gravitar entre dos estados estables, en el futuro podría ser que gravitara en un tercer estado estable", dice Steffen.

Una preocupación obvia es que el calentamiento global pueda abrir los almacenamientos naturales del carbón, tales como los árboles y el suelo, creando surgencias súbitas, lanzando al aire gases invernaderos. Normalmente el ecosistema de los bosques está absorbiendo CO2, porque el calentamiento global está acelerando la fotosíntesis (Impacto del CO2 Atmosférico en la Producción y Composición). Pero estudios en Met Office`s Hadley Centre for Climate Prediction en Exeter, predicen que los niveles de descomposición de carbón en la madera va pronto a coincidir con la capacidad de captación de la misma. Para el año 2050, los bosques y el suelo van a ser contribuidores netos de CO2 a la atmósfera. Peter Cox modelador de la Met Office`s predice que para entonces todos los bosques amazónicos debieran estar muriendo y liberando al aire el carbón que han almacenado. Esto, según Cox ha calculado, sería suficiente como para elevar el calentamiento global en un 50%.

Otro almacenamiento vulnerable de gases invernadero es el metano congelado en los suelos Siberianos (permafrost). El metano, un producto natural proveniente de procesos biológicos del pasado y puede liberarse en la medida que el permafrost se derrita. El metano es un gas invernadero mucho más poderoso y rápido que el CO2, y lo que hay almacenado en Siberia es una cantidad suficiente como para elevar la temperatura en muchos grados. Ello bien pudiera haber sucedido antes. Hace alrededor de 55 millones de años, antes de la edad de los hielos, erupcionaron desde alguna parte a la superficie de la Tierra, trillones de toneladas de metano, gatillando un calentamiento global de 10oC o más. Y esto sucedió en un tiempo de calentamiento total gradual, una alteración similar a la que tenemos hoy día (El metano en el fondo del mar).

Pero las sacudidas del clima, no necesitan grandes liberaciones de gases invernadero. Los océanos son también un termostato planetario importante. El sistema básico de circulación (conocido como circulación termohalina) es capaz de conectarse a si mismo en "on" u "off`, con un preocupante relajo y con un gran impacto potencial en el clima. La circulación se produce por la formación de hielo lejos en el norte del Atlántico. Mientras el hielo se forma, va dejando atrás aguas super-salinas. Esta agua, siendo más densas, se sumergen al fondo del océano y comienza una circulación que alcanza a los principales océanos. Alrededor de 1000 años más tarde, en la medida del calentamiento, fluyó el agua en el Atlántico Norte, lo que se conoce ahora como Corriente del Golfo.

¿Qué puede desconectar la circulación? El candidato más probable incluye la cesación de la formación de hielo en el norte del Atlántico, o una gran cantidad de agua dulce que llegue al mar, probablemente del derretimiento de los hielos en tierra. Ambos procesos son probables en el calentamiento global. En el hecho, estudios recientes han encontrado que el agua está ya refrescándose. Stefan Rahmstorf del Posdam Institute for Climate Impact Research en Alemania, calcula que esto podría cortar el sistema en un plazo de 100 años. Este cataclismo podría inicialmente enfriar Europa (lo que podría venir como un alivio), pero también dejaría el trópico y al hemisferio sur, sofocándose de calor. Desde el momento que la circulación es responsable de remover del aire grandes cantidades de CO2 y calor, probablemente se aceleraría el calentamiento global.

Puede haber una corriente de aire similar que gatille un sistema climático a través del planeta que ya está maduro para el
cambio. En el Océano Pacífico, un calentamiento puede crear un fenómeno "del niño" casi permanente que seque los bosques húmedos y las lluvias empapen los desiertos a través de los trópicos. En el antropocene, no sólo el clima es vulnerable. Algunos científicos temen que la capa de ozono puede impactarnos con grandes sorpresas. Existen los grupos hidroxilos, ampliamente reactivos y gas oxígeno de corta vida que reacciona con contaminantes comunes, extrayéndolos del aire. Con una polución constantemente creciente, podría producirse un smog permanente.

Del mismo modo, pronto pueden ocurrir
cambios abruptos a niveles del mar. La capa de hielo de Groenlandia, que ha sobrevivido inalterada los 10.000 años después de la última edad de hielo, puede ahora estar cerca de iniciar un derretimiento total. Jonathan Gregory del Hadley Center calcula que el calentamiento de menos 3ºC, también en el ártico puede eventualmente elevar el nivel del mar en siete metros.

Por un corto tiempo, los bosques tropicales del Amazona pueden verse favorecidos por el calentamiento global; pero después de cierto punto, un calentamiento por una fracción de grado pueden matarlo. De la misma manera, la circulación termohalina funciona finamente, modelando el calentamiento global, hasta que se derrita el último iceberg.

Muchos de estos sistemas muestran también otros hechos preocupantes. Cuando se pasa el punto crítico, el
cambio en proceso se hace irreversible. Cuando el calentamiento global ya haya liberado el metano que se ha acumulado en Siberia por miles de años, ningún enfriamiento posterior puede volverlo atrás. Rahmstorf agrega que cuando la circulación termohalina se ha disparado, no podrá restablecerse, aun cuando se produzca una gran reducción del CO2 en el aire.

Sin embargo, no todo son malas noticias. Mientras los bosques del Amazona pueden estar en riesgo de secarse, el Sahara estaría en el umbral del florecimiento. Lo clave en la situación del Amazona y del Sahara es que la vegetación y la lluvia se refuerzan una a otra. Las lluvias permiten que la vegetación crezca. A su vez la vegetación absorbiendo la lluvia y humedeciendo el aire, estimula más lluvia. De acuerdo a Martín Claussen del Postdam Institute, la interacción dinámica entre vegetación y clima en el Sahara está permanentemente en el filo de la navaja, pudiendo cambiar en pocos años, entre el desierto seco y las tierras húmedas. Esto explica el por qué hace 5.000 años, en pocas décadas, cambió de ser una tierra húmeda y bastas llanuras llenas de cocodrilos, a ser una tierra de camellos (El Desierto del Sahara Habría Sido un Vergel) (Cocodrilos en el Medio del Desierto del Sahara). El calentamiento global, podría de nuevo invertir el proceso.

¿Cómo podemos enfrentar los riesgos potenciales de nuestro mundo habitable? Una de las etapas obvias es monitorear los puntos clave del probable
cambio. Con este objetivo se reunieron en Washington DC en Agosto de 2003, representantes de 30 países para discutir la estructura de un Sistema de Observación Integrado de la Tierra. Concentrándose en las regiones donde pueden suceder los más serios cambios, el objetivo es "tomar el pulso al planeta", usando una red de satélites, y una colección de observaciones aéreas y terrestres, como mediciones de la temperatura del aire, evaporación de los océanos, derretimientos y formación de hielos y carbón liberado desde los bosques.


Desarrollo de modelos

Otra necesidad crucial es el desarrollo de mejores modelos computacionales que reproduzcan los hechos esenciales de la Tierra, y luego busquen los puntos peligrosos donde pequeños
cambios podrían llevar a producir graves e irreversibles cambios.

Peter Cox de Inglaterra, afirma que lo que se necesita son modelos simples, que requieran poco tiempo de computación, de modo que se puedan correr un sin número de ejercicios para ir viendo que sucede. Cox piensa que esos modelos ya existen, basándose en lo ya observado en la circulación termohalina y en el fenómeno del Sahara verde. Estas observaciones ya han entregado evidencia de que estamos cerca de destruir los bosques húmedos del Amazona, cerca también de gatillar el derretimiento en Groenlandia, y de empujar el clima del Pacífico hacia un "Fenómeno del Niño" permanente. Todo esto ya permite elaborar un mapa de ruta a través de los diversos campos del
cambio global.

Nuestro futuro puede depender de ello. Durante los últimos 10.000 años, varias civilizaciones humanas han saqueado y destruido su ambiente local, transformando grandes extensiones del planeta en áreas casi inhabitables. Hemos pasado sobre ello. En la medida que cae una civilización, históricamente aparece otra. Pero en la actualidad hay que considerar la agravante que han cambiado las reglas del juego. En el Antropocene, la influencia humana en el ambiente se ha ido haciendo progresivamente mayor y global, y ya parece que no hay una opción de salida. Desgraciadamente no tenemos otro planeta donde ir.



*Tomado la mayor parte de la información del artículo de Fred Pearce, aparecido en New Scientist, Noviembre 22 del 2003, pág. 40.



10/11/09

ENTRE EL OCÉANO Y LA ATMOSFERA





Pensando en alto…








La convección es una de las formas de transferencia de calor que implica el transporte térmico en un volumen y la mezcla de elementos macroscópicos de porciones calientes y frías de un gas o un líquido. Se incluye también el intercambio de energía entre una superficie sólida y un fluido.







El océano Atlántico es una gran masa de agua que en su parte norte se sitúa entre Europa y América del Norte.







La atmósfera terrestre es la masa gaseosa que hay sobre la tierra, especialmente sobre la hidrosfera o masa de agua que se encuentra bajo y sobre la tierra ofreciendo la mayor parte de la superficie que esta en contacto con la atmósfera.







El clima es la representación secuencial del tiempo metereológico, por la constatación estadística de su comportamiento en un territorio.







Un cambio de clima ocurre cuando los valores estadísticos del tiempo metereológico que se han constatado y reproducido secuencialmente sufren una modificación sustancial que rompe los patrones antes constatados durante sus secuencias. Es abrupto cuando se produce de manera rápida en el tiempo y no como consecuencia de la variación astronómica del comportamiento de la tierra. Se elige este concepto abrupto por la violencia que supone el cambio para la vida en la tierra.







Cuando por condicionantes físicos del calentamiento de la tierra se derrama ingentes cantidades de agua dulce, procedentes del deshielo de Groenlandia y las precipitaciones del Ártico, donde antes venia mayoritariamente salada al Atlántico norte, la dinámica de las corrientes cambia de manera progresiva o rápida, en función de los sverdrups de agua (1 millón de metros cúbicos por segundo) incorporados a la corriente; ésta cambiará necesariamente de comportamiento. Si antes se hundía en las profundidades del océano por su mayor densidad (salinidad y enfriamiento) impulsando la gran corriente transportadora,  ahora no lo hará por su menor salinidad y templanza.







El análisis del cambio de clima puede hacerse desde la ciencia metereológica o desde la oceanografía. Por la misma razón que desde hace mucho tiempo se preguntan algunos que fue antes el huevo o la gallina. Pero eso es nada más que la evidencia de la precariedad de los planteamientos científicos que hacen algunos. No estan condicionando los meteoros el cambio, ni el océano por sí mismo, sino que el sentido de las cosas del cambio de clima abrupto está en cómo se transmite el calor por convección, cómo se produce el deshielo y el derrame de agua dulce y cómo trasforman éstos al océano Atlántico y la atmósfera.







El calor de la tierra provoca el deshielo y el agua dulce hace cambiar la dinámica del océano Atlántico, las aguas del océano y sus corrientes condicionan la atmósfera que se encuentra encima, el vapor de agua, la temperatura por convección se transmite de la una a la otra y ambas sufren cambios. En el momento que ocurren los cambios las secuencias del clima son otras y la gravedad de este clima es más o menos importante, o más o menos violento en función del tiempo transcurrido en esos cambios.











Es la termodinámica del océano Atlántico la que nos debe decir cómo y cuando nos va a cambiar el clima ya.







En el tiempo en que se hacen simulaciones de casi todo con las técnicas de computación electrónica, aún no tenemos una simulación de los sverdrups que pueden estar haciendo cambiar las corrientes de las que depende nuestro modo de vida…







Algunos científicos juegan a sacar provecho en dólares amparados en la ambigüedad y en las variables…







Algunos profesores se dejan llevar por la corriente en chorro, saltando las Montañas Rocosas, para ocultar su debilidad y fortalecer quíen sabe qué de su Universidad. No es más que la evidencia de que decir una parte de la verdad es faltar a ésta y mentir llanamente.



Cogito, ergo sum.

4/11/09

WE ONLY HAVE MONTHS, NOT YEARS, TO SAVE CIVILISATION FROM CLIMATE CHANGE

International agreements take too long, we need a swift




Lester Brown
guardian.co.uk, Tuesday 3 November 2009 16.30 GMT









Time is running out to save civilization from climate change. Photograph: Lionel Bonaventure/AFP/Getty Images



For those concerned about global warming, all eyes are on December's UN climate change conference in Copenhagen. The stakes could not be higher. Almost every new report shows that the climate is changing even faster than the most dire projections of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) in their 2007 report.



Yet from my vantage point, internationally negotiated climate agreements are fast becoming obsolete for two reasons. First, since no government wants to concede too much compared with other governments, the negotiated goals for cutting carbon emissions will almost certainly be minimalist, not remotely approaching the bold cuts that are needed.



And second, since it takes years to negotiate and ratify these agreements, we may simply run out of time. This is not to say that we should not participate in the negotiations and work hard to get the best possible result. But we should not rely on these agreements to save civilisation.



Saving civilisation is going to require an enormous effort to cut carbon emissions. The good news is that we can do this with current technologies, which I detail in my book, Plan B 4.0: Mobilizing to Save Civilization.



Plan B aims to stabilise climate, stabilise population, eradicate poverty, and restore the economy's natural support systems. It prescribes a worldwide cut in net carbon emissions of 80% by 2020, thus keeping atmospheric CO2 concentrations from exceeding 400 parts per million (ppm) in an attempt to hold temperature rise to a minimum. The eventual plan would be to return concentrations to 350 ppm, as agreed by the top US climate scientist at Nasa, James Hansen, and Rajendra Pachauri, head of the IPCC.



In setting this goal we did not ask what would be politically popular, but rather what it would take to have a decent shot at saving the Greenland ice sheet and at least the larger glaciers in the mountains of Asia. By default, this is a question of food security for us all.



Fortunately for us, renewable energy is expanding at a rate and on a scale that we could not have imagined even a year ago. In the United States, a powerful grassroots movement opposing new coal-fired power plants has led to a de facto moratorium on their construction. This movement was not directly concerned with international negotiations. At no point did the leaders of this movement say that they wanted to ban new coal-fired power plants only if Europe does, if China does, or if the rest of the world does. They moved ahead unilaterally knowing that if the United States does not quickly cut carbon emissions, the world will be in trouble.



For clean and abundant wind power, the US state of Texas (long the country's leading oil producer) now has 8,000MW of wind generating capacity in operation, 1,000MW under construction, and a huge amount in development that together will give it more than 50,000MWof wind generating capacity (think 50 coal-fired power plants). This will more than satisfy the residential needs of the state's 24 million people.



And though many are quick to point a finger at China for building a new coal-fired power plant every week or so, it is working on six wind farm mega-complexes with a total generating capacity of 105,000 megawatts. This is in addition to the many average-sized wind farms already in operation and under construction.



Solar is now the fastest growing source of energy. A consortium of European corporations and investment banks has announced a proposal to develop a massive amount of solar thermal generating capacity in north Africa, much of it for export to Europe. In total, it could economically supply half of Europe's electricity.



We could cite many more examples. The main point is that the energy transition from fossil fuels to renewables is moving much faster than most people realise, and it can be accelerated.



The challenge is how to do it quickly. The answer is a wartime mobilisation, not unlike the US effort on the country's entry into the second world war, when it restructured its industrial economy not in a matter of decades or years, but in a matter of months. We don't know exactly how much time remains for such an effort, but we do know that time is running out. Nature is the timekeeper but we cannot see the clock.



• Lester R Brown is president of Earth Policy Institute and author of Plan B 4.0: Mobilizing to Save Civilization.

3/11/09

L'INDE TENTÉE D'ASSOUPLIR SA POSITION SUR LE CLIMAT




LE MONDE

New Delhi Envoyé spécial


L'Inde serait-elle en train de modifier sa position à quelques semaines de la conférence sur le climat de Copenhague ? Le 19 octobre, Le Times of India révélait que le ministre de l'environnement, Jairam Ramesh, avait écrit au premier ministre une lettre dans laquelle il proposait d'assouplir la position du pays dans la négociation. New Delhi pourrait, suggérait-il, cesser d'insister sur le maintien du protocole de Kyoto, accepter des engagements de réduction de ses émissions, et être plus souple en ce qui concerne les transferts financiers depuis les pays du Nord.

L'article a immédiatement suscité une levée de boucliers. Les organisations écologistes mais aussi tous les principaux partis se sont indignés de ce signe d'une évolution de la position, jusque-là, intransigeante de l'Inde. Dès le lendemain, le ministre de l'environnement publiait un démenti. Cela n'a pas suffi à éteindre la polémique, qui a suscité de nombreux articles et des débats à la télévision. Quelques jours plus tard, le premier ministre, Manmohan Singh, indiquait que la position de l'Inde ne changerait pas.

Cependant, l'épisode révèle que l'attitude du gouvernement indien n'est plus aussi rigide qu'auparavant. Depuis le début des négociations sur le climat, New Delhi proclame que les pays riches, qui ont la plus grande responsabilité historique dans l'accroissement de l'effet de serre, doivent réduire fortement leurs émissions et transférer des technologies propres aux pays pauvres. Le développement des pays émergents, comme l'Inde, ne devrait pas être contraint par de nouvelles règles sur leurs émissions de gaz à effet de serre.

Mais le rapprochement diplomatique opéré depuis plusieurs années entre l'Inde et les Etats-Unis change la donne : "Sur le terrain international, l'Inde essaye de coller aux positions américaines dans tous les domaines, observe l'écologiste Raman Mehta, du bureau indien du Réseau d'action climat. Il n'y a que sur la question du climat qu'ils sont opposés. Il est possible que le gouvernement soit sous la pression des Etats-Unis pour assouplir sa position." Nurita Sarain, directrice du Centre pour la science et l'environnement et membre du conseil du premier ministre sur le changement climatique, confirme : "Un groupe de pression, puissant au sein du gouvernement, estime qu'il faut être pragmatique et flexible afin d'obtenir un accord à Copenhague. Mais la vigueur de l'opposition montre qu'il y a un sentiment très fort dans l'opinion pour refuser cette évolution."

Les Indiens et, officiellement, leur gouvernement, observent en effet qu'ils ont un taux d'émission de gaz à effet parmi les plus faibles du monde : 1,1 tonne annuelle de dioxyde de carbone (en 2005), contre plus de 20 tonnes par habitant des Etats-Unis. De surcroît, l'Inde reste encore un pays très pauvre : "900 millions d'habitants y vivent avec moins de 2 dollars par jour, selon la Banque mondiale", rappelle Raman Mehta.

Pour sortir ces foules immenses de la misère, le développement est jugé absolument nécessaire ; il impliquera un accroissement des émissions du pays, surtout en l'absence de transferts de technologie de la part des pays du Nord.

Enfin, l'Inde ne reste pas l'arme au pied devant le changement climatique, dont les signes sont de plus en plus visibles, à commencer par les irrégularités de la mousson, très mauvaise cette année.

"Nous dépensons déjà chaque année plus de 25 milliards de dollars pour répondre à la variabilité climatique", indique Prodipto Gosh, membre de l'équipe de négociation indienne lors des conférences sur le climat. "Et nous avons engagé un plan national sur le changement climatique, qui organise les politiques pour une agriculture soutenable, la conservation des ressources en eau, la préservation de l'écosystème himalayen, mais aussi sur l'efficacité énergétique ou le développement de l'énergie solaire."

Officiellement, donc, l'Inde restera très exigeante à Copenhague, en décembre. "Notre mandat de négociation n'a pas changé d'une virgule", dit M. Gosh. Il reste à voir si, d'ici un mois et demi, le clan des "pragmatiques" ne relancera pas, plus ou moins discrètement, l'offensive.

Hervé Kempf

KILIMANJARO'S SNOWS MELT AWAY IN DRAMATIC EVIDENCE OF CLIMATE CHANGE



Mount Kilimanjaro in June 2001 (left) and July 2009 (right). The satellite images show a vastly decreasing amount of snow




TIMES


Hannah Devlin



The snows of Mount Kilimanjaro will be gone within two decades, according to scientists who say that the rapid melting of its glacier cap over the past century provides dramatic physical evidence of global climate change.

If the forecast — based on 95 years of data tracking the retreat of the Kilimanjaro ice — proves correct it will be the first time in about 12,000 years that the slopes of Africa’s highest mountain have been ice-free.

Since 1912, 85 per cent of the glacier has disappeared and the melting does not appear to be slowing down. Twenty-six per cent of the ice has disappeared since 2000.

The study, published today in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences, concludes that the primary cause of the ice loss is the increase in global temperatures. Although changes in cloudiness and snowfall may also play a role, these factors appear to be less important. Even intense droughts, including one lasting about 300 years, did not cause the present degree of melting.



The study, based on terrestrial and satellite photographs, shows the shrinking contours of ice at points between 1912 and 2007. The 12 sq km (4.6 sq miles) of ice coverage in 1912 contracted to 1.9 sq km by 2007, going from two large ice fields to a collection of several smaller, isolated patches.

In a second part of the study, scientists from the Ohio State University drilled down to the rock beneath the ice and extracted cylindrical crosssections, known as ice cores, at six different sites on the glacier. The cores, which were up to 49m (160ft) long, provided a record of the freezing, melting and precipitation patterns of the past 11,700 years.

Elongated bubbles in the surface layer of one of the cores indicated that extensive melting and refreezing had taken place in the past 40 years. In the past even extreme climate events had not led to substantial melting. A severe drought 4,200 years ago lasting three centuries left a 1in dust layer but no evidence of significant melting.

Radioactive dating techniques also showed that the ice was quickly thinning, as well as contracting in area. The Southern Ice Field had thinned by 5.1m between 2000 and 2007, and the smaller Furtwängler Glacier had thinned by 4.8m — 50 per cent of its total depth.

“There will be a year when Furtwängler is present, and, by the next year, it will have disappeared,” Lonnie Thompson, a paleoclimatologist at Ohio State University who led the study, said.

The melting of Kilimanjaro is part of a trend of glacial retreat throughout Africa, India and South America. Melting is occurring on Mount Kenya, the Rwenzori Mountains in central Africa, as well as on tropical glaciers high in the Andes andHimalayas.

“The fact that so many glaciers throughout the tropics and subtropics are showing similar responses suggests an underlying common cause,” Professor Thompson said.

He attributed the changes to increases in the Earth’s surface temperatures, which are exaggerated at high altitudes. Scientists predict that, even if no further significant warming occurs, all but the very highest of summits will eventually melt.

The melting of glaciers can be devastating for species who rely on snowy environments for survival. It can also have consequences for agriculture. Much of the river flow in glacial regions comes from melt water and glacial retreat is predicted to increase water scarcity.

The Met Office predicted this month that glacial retreats could lead to a 20 per cent decline in global agricultural productivity.